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samedi 13 mai 2017

STEVE ROTHERY BAND - The Ghosts Of Pripyat

Inside Out Music IOMLP 416
Inside Out Music ‎0507051
2 × vinyles, LP, 45 rpm
1 x CD
Edition Allemagne
24 Jul. 2015  

Pour ceux qui ne le sauraient pas, Steve Rothery est le guitariste de Marillion depuis leurs débuts en 1979. Même s'il a participé à des projets parallèles (les albums du groupe The Wishing Tree), a été invité par des artistes tels que Jadis, Enchant, John Wesley, Arena ou encore Gazpacho, il est toujours resté fidèle à Marillion et il a attendu septembre 2014 pour nous présenter son vrai premier album solo, une oeuvre instrumentale.

Pour cela, il s'est entouré de quatre musiciens :
Dave Foster est le guitariste du groupe britannique Mr. So & So qui a sorti cinq albums. Steve et lui sont de vieux amis et ont su créer un partenariat dans l'écriture de ce Ghost of Pripyat.
Leon Parr est également le batteur de Mr. So & So sur trois albums. Il est aussi un musicien de sessions (The Verve, Joan Amartrading, George Harrison).
Yatim Halimi est le bassiste du groupe Panic Room depuis 2010. Né à Singapour, après avoir joué pour de nombreux artistes en Asie, il s'est installé en Grande Bretagne. Son style dynamique, sa présence scénique et son sens de l'improvisation sont parfaits pour le Steve Rothery Band.
Riccardo Romano est un multi-instrumentiste italien (claviers, guitare, chant), membre du groupe rock Ranestrane. Il est connu aussi pour ses qualités de producteur et d'ingénieur son.

Concentré sur la mélodie, les émotions, moins sur une technique particulière, Steve Rothery a développé un style assez proche de celui de David Gilmour. On y entend des chorus flamboyants, utilisant des effets comme le delay et les reverbs, des sons atmosphériques et des influences blues. Il affirme ses sources d'inspiration, de Steve Hackett de Genesis à Andrew Latimer de Camel en passant par Jeff Beck ou la canadienne Joni Mitchell.

A l'écoute de ce Ghosts of Pripyat, les fans de Marillion et de son guitariste seront évidemment en terrain connu et certainement conquis d'avance. Les autres apprécieront un album sans prétention qui s'écoute comme une bande-son d'un film documentaire, une représentation sonore d'un paysage abandonné. En effet, Pripyat est aujourd'hui une ville fantôme, évacuée après l'accident de la centrale de Tchernobyl en 1986. La magnifique photo de l'album du SRB nous la présente sous un manteau neigeux.

Comme le monde des musiques progressistes est petit, Steve Rothery a aussi fait appel à deux autres Steve, des amis, des proches. Le talentueux Hackett et l'hyperactif Wilson font ici sonner leurs guitares respectives qui s'entrelacent et se répondent sur le titre "Old Man of The Sea". Steve Hackett que l'on retrouve également sur le titre qui ouvre l'album, "Morpheus". On reconnait le jeu, le style de ces musiciens, mais chacun oeuvre à la cohérence de l'ensemble.

Un album qu'on imagine en accord avec l'ambiance qui régne dans cette contrée ukrainienne figée dans l'horreur. Un mariage de mélancholie et de colère dans une nature qui tente de reprendre peu à peu sa place là où la mort rôde toujours. Un album tout en finesse, en douceur, bousculé par des passages rageurs et des envolées lyriques. A l'image de ces fantômes oubliés de Pripyat, où les chiens hurlent à la lune alors que les vieillards avancent à pas lents sur des chemins humides.

S. Rothery, D. Foster, Y. Halimi, R. Romano, L. Parr


A1    Morpheus
A2    Kendris
B1    Old Man Of The Sea
C1    White Pass
C2    Yesterday's Hero
D1    Summer's End
D2    The Ghosts Of Pripyat

David Foster - guitare
Yatim Halimi - guitare basse
Leon Parr - batterie
Riccardo Romano - claviers
Steve Rothery - guitares, claviers

Steve Hackett - guitare (tracks 1, 3)
Steven Wilson - guitare (track 3)

vendredi 12 mai 2017

PRIMUS - Brown Album

Primus ‎– Brown Album 
Interscope Records ‎– INT2-90126
1997


Sixième album, sorti en 1997 sur le label Interscope, Brown Album est considéré par les fans de Primus comme le vilain petit canard de leur discographie. Il faut dire qu'après des classiques comme Pork Soda et Tales From The Punchbowl, ce Brown peut bien faire pâle figure... Quoique!

Leurs compositions sont surtout connues pour être décalées et comporter des arrangements plus obscurs que la moyenne. Rien qu'à entendre les gammes et les accords de Larry LaLonde se mélanger avec le slap funk métal totalement réinventé de Les Claypool, on sait que l'auditeur oubliera tous les codes musicaux qu'il s'était fixés auparavant.
Avec ce Brown Album, ça sera différent. Le rythme est plus mécanique et laisse moins de place à l’inattendu, disque plus "militaire" que ses prédécesseurs. Cependant cet album dégage une chaleur très attirante qui fera sentir l'auditeur tout de suite chez lui au fil de ses plages.

Le batteur Bryan Mantia remplace Tim  Alexander derrière les fûts, après le départ de ce dernier qui est survenu juste à la fin de l'enregistrement de l'album précédent. Le style de Mantia participe lui aussi à l'ambiance plus carrée que dégage le disque, en effet son jeu est plus strict que celui d'Alexander, mais ça ne l'empêche pas d'être aussi plus brutal.
Les riffs d'avantage secs et martiaux en font un album puissant où nous pourront secouer de la tête plus facilement qu'avec tout autre album de Primus. Passer du folk de Over The Falls au punch de Shake Hands With Beef ravira les plus sanguins d'entre vous!

Plongé entre rock/métal alternatif et folk teigneux, cet album moins coloré mais plus vif, à mon sens, que les anciennes créations de Primus, fait la force de la discographie du groupe.



Le nouveau line up: (respectivement de gauche à droite)

Les Claypool
Brian Mantia 
Larry LaLonde








A1:  The Return Of Sathington Willoughby          
A2: Fisticuffs
A3: Golden Boy
A4: Over The Falls
B1: Shake Hands With Beef
B2: Camelback Cinema
B3: Hats Off
B4: Puddin' Taine
C1: Bob's Party Time Lounge
C2: Duchess And The Proverbial Mind Spread
C3: Restin' Bones
D1: Coddingtown
D2: Kalamazoo
D3: The Chastising Of Renegade
D4: Arnie

jeudi 11 mai 2017

PRIMUS - Suck On This

Primus ‎– Suck On This
Prawn Song ‎– RED 22 
1989 - 1000 exemplaires 




Des couleurs, du cartoon, des sons graves et de la légèreté. Voilà ce que l'on peut ressentir lorsqu'on évoque Primus. Groupe adoré pour son autodérision tout autant que pour sa musique.

Suck On This est le premier album du groupe, un enregistrement live, sorti à l'origine en 1989 sur le label Prawn Song, label créé par Les Claypool himself.
Sur ce disque, la patte de Primus est déjà pleinement reconnaissable, le beat est bon et l'osmose se fait ressentir dès les premières notes. Ce live est capté au Berkeley Square le 25 février et le 5 mars 1989.
On retrouve parmi ces neuf titres les ébauches de plusieurs chansons phares de groupe, qui seront par la suite, pour la quasi totalité à part Jellikit, retravaillées et ressorties sur les albums à venir. L'album suivant Frizzle Fy, paru en 1990 retrouvera plusieurs morceaux de son prédécesseur telle que la chanson titre Frizzle Fry, ou encore GroundHog’s Day, John The Fisherman, Pudding Time et Harold Of The Rocks. Pour ce qui est des dernières, nous les retrouverons sur les albums Sailing The Seas Of Cheese en 1991, Pork Soda en 1993 et même Antipop, 1999, accueillera une chanson de ce concert. Antipop, dernier album de la première période du groupe.

Les titres de Primus font partis du folklore musical des années 90. Totalement typique de cette période mais aussi totalement inédit. C'est certainement le groupe le plus reconnaissable de la scène de la jeunesse rock américaine des nineties.

En 1989, seuls 1000 exemplaires seront pressés sur le label Prawn Song et vendus par Primus lors de leurs concerts et certainement dans certains magasins. Ce millier de disque a été payé par le père de Les Claypool lui-même, histoire de donner un petit coup de pouce à son fiston pour booster sa carrière naissante. L'année suivante, en 1990, Primus signe avec le label Caroline Records, qui rééditera Suck On This dans plusieurs couleurs différentes, telles que bleu, violet, transparent, gris, vert (voir photo) et enfin un pressage plus courant en noir.

Bien que les chansons de Suck On This aient été reprises dans les albums suivants, il  reste néanmoins très intéressant. Il dessine les prémisses du groupe. Seul live officiel, le son y est excellent et l'ambiance électrique.





Image du label original sur Prawn Song. Label créé par Claypool, le logo et le nom sont un hommage à Led Zeppelin, dont ce dernier est un fan avéré.









Basse, vocals: Les Claypool
Guitare:  Larry LaLonde
Batterie: Tim "Herb" Alexander



A1:John The Fisherman
A2: Groundhog's Day
A3: The Heckler  
A4: Pressman
A5: Jellikit
B1: Tommy The Cat
B2: Pudding Time
B3: Harold Of The Rocks
B4: Frizzle Fry


mercredi 10 mai 2017

THE SOUND - Propaganda


Demon Records ‎– DEMREC97
2 × vinyles, 10", 33 ⅓ rpm
Limited to 1000 copies 
18 avril 2015

REN CD 3 - 1999
A l'origine sorti en CD en 1999 (le 26 avril, jour du suicide d'Adrian Borland) par le label Renascent, Propaganda fut édité à l'occasion du Record Store Day pour la première fois en vinyle, dans un format 2x10".
Ces maquettes, enregistrées dans la maison familiale par Bob, le père d'Adrian, ont capté l'énergie d'un groupe en devenir entre mai et juillet 1979. En gros, cela couvre une période pendant laquelle le quatuor de la banlieue de Londres se nommait encore the Outsiders. Certains titres (*) seront réutilisés pour leur premier album officiel, Jeopardy, dans des versions différentes. Les influences des musiciens vont ici des Stooges à Roxy Music, en passant par le MC5. Par moments, le phrasé d'Adrian est proche de celui de Iggy Pop, en bien plus introverti. Et les étranges cuivres (clarinette/saxo) peuvent faire penser au premier album de Roxy Music. Ces influences, pour la plupart issues du punk-rock US, étaient déjà bien présentes dans les deux albums des Outsiders, mais les compos d'Adrian sont ici plus personnelles, car on y entend désormais plus de subtilités et certains des thèmes qui étaient chers à cet artiste sensible, comme les (parfois difficiles) relations humaines, l'anti-militarisme, une société changeante et déstabilisante.

Certains titres auraient même mérités de figurer sur des albums futurs, notamment le prometteur "Statik".

Par la suite, The Sound, gagnera en maturité, aura intégré ses influences, aura trouvé son propre style musical. Tenant compte du fait que ces jeunes gens jouaient ensemble depuis peu, la plupart de ces 12 titres montrent déjà de l'assurance, une qualité artistique, et un certain professionnalisme.
Tout fan hardcore du groupe se doit d'en posséder une copie !

back cover
Inner sleeves front
Inner sleeves back
Face D

A1
No Salvation
A2
Deep Breath
A3
Cost Of Living
B1
Quarter Past Two
B2
Night Vs. Day *
B3
Physical World
C1
Statik
C2
Music Business
C3
Propaganda
D1
Words Fail Me *
D2
One More Escape
D3
Missiles *

/// Versions ///

Propaganda ‎(CD, Album) Renascent REN CD 3 UK 1999

Propaganda ‎(2x10", Album) Demon Records DEMREC97 Europe 2015

Propaganda ‎(LP, Album, RE, 180) Demon Records DEMREC161 UK 2016

Released in 1999 by Renascent, Propaganda gathers 12 formative recordings that were laid down by the Sound in 1979, some of which would be re-tooled for official release later on. Technically speaking, it covers a period during which a band called the Outsiders -- who put out the first self-released punk LP in Britain in mid-1977 -- underwent some lineup changes and officially changed into a new band, with guitarist/singer Adrian Borland and bassist Graham Bailey carrying over from the initial band. The material found here was recorded in the Borland family home with Adrian's father, Bob, performing the engineering duties from a small room nearby. Borland and company's influences are apparent: the Stooges, MC5, and Roxy Music. Borland's vocal phrasing resembles Iggy Pop's streetwise cool in a more-than-apparent way, though his worlds-apart personality is introverted and restrained compared to Pop's unbridled exhibitionism.

The presence of clarinet blurts is an obvious reference to early Roxy Music, and some of the careening, assaultive guitar licks from Borland himself resemble the unholy squall and torrential bomber FX channeling of MC5's Fred Smith and Wayne Kramer. Down the road, the Sound would become much better at incorporating their influences, blending and almost burying them. Regardless, this is just a rawer version of a Radio Birdman record with a little more stylistic range and more thoughtful lyrics (they are far from being an endless splatter of grunts and scratches), without the crazy pose; despite the fact that these people were just getting used to playing with each other, most everything sounds assured, tight, and nearly professional. What these songs suffer from in derivation is equaled in skill, quality, and enthusiasm. Any hardcore fan needs a copy. It's not for nothing that the bandmembers themselves regard this collection as their first true record.  - See more at: http://www.brittleheaven.com/articles/the-sound-propaganda-review-all-music-guide/23.html#sthash.vaW76Nxm.dpuf
Released in 1999 by Renascent, Propaganda gathers 12 formative recordings that were laid down by the Sound in 1979, some of which would be re-tooled for official release later on. Technically speaking, it covers a period during which a band called the Outsiders -- who put out the first self-released punk LP in Britain in mid-1977 -- underwent some lineup changes and officially changed into a new band, with guitarist/singer Adrian Borland and bassist Graham Bailey carrying over from the initial band. The material found here was recorded in the Borland family home with Adrian's father, Bob, performing the engineering duties from a small room nearby. Borland and company's influences are apparent: the Stooges, MC5, and Roxy Music. Borland's vocal phrasing resembles Iggy Pop's streetwise cool in a more-than-apparent way, though his worlds-apart personality is introverted and restrained compared to Pop's unbridled exhibitionism.

The presence of clarinet blurts is an obvious reference to early Roxy Music, and some of the careening, assaultive guitar licks from Borland himself resemble the unholy squall and torrential bomber FX channeling of MC5's Fred Smith and Wayne Kramer. Down the road, the Sound would become much better at incorporating their influences, blending and almost burying them. Regardless, this is just a rawer version of a Radio Birdman record with a little more stylistic range and more thoughtful lyrics (they are far from being an endless splatter of grunts and scratches), without the crazy pose; despite the fact that these people were just getting used to playing with each other, most everything sounds assured, tight, and nearly professional. What these songs suffer from in derivation is equaled in skill, quality, and enthusiasm. Any hardcore fan needs a copy. It's not for nothing that the bandmembers themselves regard this collection as their first true record.  - See more at: http://www.brittleheaven.com/articles/the-sound-propaganda-review-all-music-guide/23.html#sthash.vaW76Nxm.dpuf
Released in 1999 by Renascent, Propaganda gathers 12 formative recordings that were laid down by the Sound in 1979, some of which would be re-tooled for official release later on. Technically speaking, it covers a period during which a band called the Outsiders -- who put out the first self-released punk LP in Britain in mid-1977 -- underwent some lineup changes and officially changed into a new band, with guitarist/singer Adrian Borland and bassist Graham Bailey carrying over from the initial band. The material found here was recorded in the Borland family home with Adrian's father, Bob, performing the engineering duties from a small room nearby. Borland and company's influences are apparent: the Stooges, MC5, and Roxy Music. Borland's vocal phrasing resembles Iggy Pop's streetwise cool in a more-than-apparent way, though his worlds-apart personality is introverted and restrained compared to Pop's unbridled exhibitionism.

The presence of clarinet blurts is an obvious reference to early Roxy Music, and some of the careening, assaultive guitar licks from Borland himself resemble the unholy squall and torrential bomber FX channeling of MC5's Fred Smith and Wayne Kramer. Down the road, the Sound would become much better at incorporating their influences, blending and almost burying them. Regardless, this is just a rawer version of a Radio Birdman record with a little more stylistic range and more thoughtful lyrics (they are far from being an endless splatter of grunts and scratches), without the crazy pose; despite the fact that these people were just getting used to playing with each other, most everything sounds assured, tight, and nearly professional. What these songs suffer from in derivation is equaled in skill, quality, and enthusiasm. Any hardcore fan needs a copy. It's not for nothing that the bandmembers themselves regard this collection as their first true record.  - See more at: http://www.brittleheaven.com/articles/the-sound-propaganda-review-all-music-guide/23.html#sthash.vaW76Nxm.dpuf

THE SOUND - Propaganda

(Renascent)


Released in 1999 by Renascent, Propaganda gathers 12 formative recordings that were laid down by the Sound in 1979, some of which would be re-tooled for official release later on. Technically speaking, it covers a period during which a band called the Outsiders -- who put out the first self-released punk LP in Britain in mid-1977 -- underwent some lineup changes and officially changed into a new band, with guitarist/singer Adrian Borland and bassist Graham Bailey carrying over from the initial band. The material found here was recorded in the Borland family home with Adrian's father, Bob, performing the engineering duties from a small room nearby. Borland and company's influences are apparent: the Stooges, MC5, and Roxy Music. Borland's vocal phrasing resembles Iggy Pop's streetwise cool in a more-than-apparent way, though his worlds-apart personality is introverted and restrained compared to Pop's unbridled exhibitionism.

The presence of clarinet blurts is an obvious reference to early Roxy Music, and some of the careening, assaultive guitar licks from Borland himself resemble the unholy squall and torrential bomber FX channeling of MC5's Fred Smith and Wayne Kramer. Down the road, the Sound would become much better at incorporating their influences, blending and almost burying them. Regardless, this is just a rawer version of a Radio Birdman record with a little more stylistic range and more thoughtful lyrics (they are far from being an endless splatter of grunts and scratches), without the crazy pose; despite the fact that these people were just getting used to playing with each other, most everything sounds assured, tight, and nearly professional. What these songs suffer from in derivation is equaled in skill, quality, and enthusiasm. Any hardcore fan needs a copy. It's not for nothing that the bandmembers themselves regard this collection as their first true record.  - See more at: http://www.brittleheaven.com/articles/the-sound-propaganda-review-all-music-guide/23.html#sthash.8toRNVkF.dpuf

THE SOUND - Propaganda

(Renascent)


Released in 1999 by Renascent, Propaganda gathers 12 formative recordings that were laid down by the Sound in 1979, some of which would be re-tooled for official release later on. Technically speaking, it covers a period during which a band called the Outsiders -- who put out the first self-released punk LP in Britain in mid-1977 -- underwent some lineup changes and officially changed into a new band, with guitarist/singer Adrian Borland and bassist Graham Bailey carrying over from the initial band. The material found here was recorded in the Borland family home with Adrian's father, Bob, performing the engineering duties from a small room nearby. Borland and company's influences are apparent: the Stooges, MC5, and Roxy Music. Borland's vocal phrasing resembles Iggy Pop's streetwise cool in a more-than-apparent way, though his worlds-apart personality is introverted and restrained compared to Pop's unbridled exhibitionism.

The presence of clarinet blurts is an obvious reference to early Roxy Music, and some of the careening, assaultive guitar licks from Borland himself resemble the unholy squall and torrential bomber FX channeling of MC5's Fred Smith and Wayne Kramer. Down the road, the Sound would become much better at incorporating their influences, blending and almost burying them. Regardless, this is just a rawer version of a Radio Birdman record with a little more stylistic range and more thoughtful lyrics (they are far from being an endless splatter of grunts and scratches), without the crazy pose; despite the fact that these people were just getting used to playing with each other, most everything sounds assured, tight, and nearly professional. What these songs suffer from in derivation is equaled in skill, quality, and enthusiasm. Any hardcore fan needs a copy. It's not for nothing that the bandmembers themselves regard this collection as their first true record.  - See more at: http://www.brittleheaven.com/articles/the-sound-propaganda-review-all-music-guide/23.html#sthash.8toRNVkF.dpuf

dimanche 26 février 2017

TWENTY SIXTY SIX AND THEN - Reflections On The Future


EAR ASS RECORDS 
ARS 001 LP
Germany 2016


Original :
United Artists Records ‎– UAS 29 314 I
Allemagne
Date: 1972

Ce groupe au nom peu banal (probablement un ajout de 1000 ans à la bataille d'Hastings en 1066) eut une durée de vie courte, du printemps 1971 à l'été 1972. Son seul album, qui est devenu un classique du rock allemand, fut enregistré au studio Dierks près de Cologne. Malgré des qualités musicales indéniables et une production signée Dieter Dierks, cet album ne se vendit pas et cela provoqua la mort prématurée du groupe. Ces musiciens talentueux se retrouvèrent impliqués au sein de divers projets. Geff Harrison et Cagey Mrozeck rejoignirent Kin Ping Meh, pour le 3e album (sorti sur Zebra). Steve Robinson joua avec Nine Days' Wonder et Aera. Veit Marvos enregistra avec Emergency, Tiger B. Smith et Midnight Circus. Konstatin Bommarius fut batteur pour Abacus et sur le "Rock'n'Roll Testament" de Karthago.

Autant dire que ce "Reflections" reste, à mon sens, la meilleure réalisation pour ces cinq musiciens. Car sur cet album figurent cinq compositions vraiment réussies, du pur heavy prog rock (avec parfois quelques accents jazz) dans la lignée de Deep Purple, Iron Butterfly, Vanilla Fudge ou The Nice. Les claviers, l'orgue, le piano sont particulièrement présents. Mais la section rythmique n'est pas en reste, le batteur et le bassiste sont en parfaite osmose et mettent en place des plans sophistiqués et harmonieux. Le chanteur Geff Harrison, d'origine anglaise, ajoute une touche très originale avec sa voix aux aspects rocailleux. A retenir absolument, la longue pièce qui ouvre la face 2, "Reflections on the Future", qui dure plus de 15 mn avec un développement progressif, des envolées d'orgue digne de celles de Keith Emerson dans The Nice, mais aussi des passages planants presque futuristes.

C'est sans aucun doute l'une des pièces maîtresse du rock allemand des seventies !

L'original figure au catalogue de United Artists Records ‎sous le n° UAS 29 314 I. Cette version est rare et chère aujourd'hui. L'excellent label berlinois Second Battle a réédité l'album sous sa version originale en 1989, en seulement 1000 exemplaires, qui se vendent de nos jours plus de 100 €. Il a également édité une version collector sous la forme d'un 2xLP (3 faces) contenant des masters inédits et des versions alternatives, ainsi que le single "Spring", qui n'était jamais sorti à l'époque.


La version que je présente ici est non officielle, et n'égale pas celles de UA et de Second Battle. Je relève un bruit de surface et un son globalement 'sourd'. L'impression de la pochette est plus floue et plus sombre aussi. Je peux juste dire qu'elle a l'avantage de se trouver à prix abordable. Le label Ear Ass Records semble n'avoir à son catalogue que des rééditions du groupe Budgie et 2066 and Then (sources Discogs). Je n'ai pas trouvé d'informations supplémentaires sur le net...

Le visuel de la pochette signé Günter Karl est vraiment superbe. J'imagine que c'est une sorte d'hommage au peintre italien Arcimboldo.



Bass Guitar – Dieter Bauer
Drums – Konstantin Bommarius
Electric Guitar, Acoustic Guitar, Vocals – Gagey Mrozeck
Lead Vocals – Geff Harrison
Organ, Piano, Mellotron, Percussion, Vocals – Veit Marvos
Organ, Piano, Vibraphone, Synthesizer, Mellotron, Vocals – Steve Robinson

samedi 4 février 2017

THE SOUND - From the Lions Mouth

KOW 58 384
KODE 5
1981

C'est vers le milieu des 80s que je découvrais The Sound, grâce à leur double album live "In The Hothouse". A l'époque, ce groupe était loin d'avoir conquis le grand public comme U2, The Cure ou New Order. Pourtant, à l'instar de The Comsat Angels, ils portaient en eux tous les ingrédients artistiques pour rencontrer le succès. Mais ce ne fut pas le cas.

The Sound et Joy Division ont en commun un destin tragique, brisé par la maladie puis le suicide de leur leader respectif. Nombreux sont ceux qui ont entendu parler de Ian Curtis, très peu connaissent Adrian Borland. Et pourtant... il me semble que sans Martin Hannett, "Closer" aurait manqué de splendeur, et ne serait peut-être pas érigé au rang de mythique opus post-punk, ceci accentué par le suicide de son chanteur. Alors que The Sound m'apparaissait déjà dans les années 80 comme un groupe techniquement plus mature, un groupe de scène aussi, avec un leader engagé, à la posture sincère.


Courant 1977, Adrian Borland crée The Outsiders, trio punk originaire de Wimbledon (banlieue de Londres) et sort un premier 7" sur le label de ses parents, Raw Edge. Suivront deux albums en 1978. Vers la fin 1978 Graham Bailey rejoint le groupe à la place de bassiste, en remplacement de Bob Lawrence. Et Michael Dudley (batterie) est recruté pour jouer aux côtés de Adrian Janes (percussions). Ainsi composé et renommé The Sound, le groupe enregistre trois morceaux ("Physical World" EP), pour le label Tortch en décembre 1979.

Physical World EP 7" 45 RPM - 1979
La claviériste et saxophoniste Bi Marshall les rejoint alors qu'Adrian Janes les quitte. En juillet 1980, The Sound signe sur le label Korova Records (Warner) et sort son premier album "Jeopardy" qui rencontre l'intérêt des rock-critiques, établissant Adrian Borland au rang de compositeur parmi les plus matures et créatifs du mouvement post-punk.

Bi Marshall est alors remplacée par Colvin Mayers, claviériste et guitariste, ex Cardiacs. The Sound va alors donner naissance à un album qui est, à ce jour, considéré comme le plus abouti de leur discographie. From The Lions Mouth, plus mature que son précédesseur, contient la substance du groupe, oscillant entre rage sombre et pop lumineuse, le chaînon manquant entre Joy Division et Echo & The Bunnymen. La production de Hugh Jones est pure, elle met en lumière les instruments et la voix de Borland.
"I was going to drown,
Then I started swimming
I was going down,
Then I started winning"
La face 1 est une pure réussite avec des titres comme "Winning" qui ouvre l'album, un plaidoyer à la réussite, mais aussi "Contact The Fact" ou "Judgement". On retiendra surtout de la face 2 les titres "Silent Air" et "New Dark Age". From The Lions Mouth est devenu un 'classic' album au fil des ans. Mais il aura fallu attendre 2001 pour que le label Renascent édite cet album en CD. Depuis, le label Edsel a regroupé toute la discographie du groupe en deux coffrets. Indispensable pour tout fan de The Sound !

Au fait, ce pressage vinyle européen (hollandais) est excellent !





After the critical acclaim of the debut EP, The Sound signed to Korova Records, releasing a string of singles and two albums, "Jeopardy" and "From The Lions Mouth". These stirred a great deal of interest from both critics and public alike, establishing Adrian Borland as one of the most creative and mature writers of the post-punk scene - See more at: http://www.brittleheaven.com/biography/the-sound.html#sthash.o0F7Xtf2.dpuf
Towards the end of 1978 Graham Green joined the band, replacing the original bass player, Bob Lawrence, and Michael Dudley (drums) was recruited to play alongside Adrian Janes (percussion). The new line-up recorded three tracks, which emerged on the Tortch label as the "Physical World" EP in December 1979, credited not as the Outsiders but as The Sound. They had progressed musically from their punk roots and were anxious to leave behind a name that still conjured up the atmosphere of 1977. - See more at: http://www.brittleheaven.com/biography/the-sound.html#sthash.o0F7Xtf2.dpuf
Towards the end of 1978 Graham Green joined the band, replacing the original bass player, Bob Lawrence, and Michael Dudley (drums) was recruited to play alongside Adrian Janes (percussion). The new line-up recorded three tracks, which emerged on the Tortch label as the "Physical World" EP in December 1979, credited not as the Outsiders but as The Sound. They had progressed musically from their punk roots and were anxious to leave behind a name that still conjured up the atmosphere of 1977. - See more at: http://www.brittleheaven.com/biography/the-sound.html#sthash.o0F7Xtf2.dpuf
Graham Green joined the band, replacing the original bass player, Bob Lawrence, and Michael Dudley (drums) was recruited to play alongside Adrian Janes (percussion). The new line-up recorded three tracks, which emerged on the Tortch label as the "Physical World" EP in December 1979, credited not as the Outsiders but as The Sound. They had progressed musically from their punk roots and were anxious to leave behind a name that still conjured up the atmosphere of 1977. - See more at: http://www.brittleheaven.com/biography/the-sound.html#sthash.o0F7Xtf2.dpuf
Towards the end of 1978 Graham Green joined the band, replacing the original bass player, Bob Lawrence, and Michael Dudley (drums) was recruited to play alongside Adrian Janes (percussion). The new line-up recorded three tracks, which emerged on the Tortch label as the "Physical World" EP in December 1979, credited not as the Outsiders but as The Sound. They had progressed musically from their punk roots and were anxious to leave behind a name that still conjured up the atmosphere of 1977. - See more at: http://www.brittleheaven.com/biography/the-sound.html#sthash.o0F7Xtf2.dpuf

mercredi 1 février 2017

NIEMEN - Niemen Aerolit

Polskie Nagrania Muza ‎– SX 1192
Red label version
Pologne
1975

Durant la IIe guerre mondiale, la Pologne est soumise à une période d'occupation par l'Allemagne nazie et l'Union soviétique, puis par l'Allemagne seule après l'ouverture des hostilités germano-soviétiques en 1941.

C'est dans ce contexte lourd que Czesław Niemen (Czesław Juliusz Wydrzycki) voit le jour le 16 février 1939 en Union Soviétique. Il émigre en Pologne, et devient un musicien et poète réputé dans ce pays durant plusieurs décennies. Il fait ses premières armes au début des années 60 aux claviers en chantant un rock dans sa langue maternelle. Il sera accompagné de musiciens dont la formation changera de nom au fil du temps, "Enigmatic", "Grupa Niemen" et celle de cet album, "Aerolit".

Niemen est, sans nul doute, l'artiste "rock" polonais des seventies le plus connu à l'ouest. Il est aussi un des premiers (avec le trio SBB) dans son pays à développer une oeuvre qui s'inspire du rock progressif, du jazz-rock et des musiques électroniques. C'est d'ailleurs les musiciens de SBB qui l'accompagnaient avant Aerolit.

La face 1 ouvre sur une longue pièce (10:25") où différents claviers (clavinet, piano électrique, mellotron, synthé Moog) sont bien présents, appuyés par une rythmique dynamique jazz-rock. Certains passages symphoniques rappellent le Yes période Relayer.
La deuxième pièce (Pélerin) est plus expérimentale, le chant est puissant et remplit l'espace de sa plainte a-capella, rejoint progressivement par tous les instruments pour ne former qu'un.

La face 2 débute avec "Kamyk" où le Mellotron est assez présent par moment - et le Roi Cramoisi pas très loin - pour nous offrir un jazz-fusion assez entêtant.
Suit une composition où la guitare acoustique et les claviers partagent l'espace dans un jazz rock progressif tout en douceur.
L'album se termine sur un titre jazz-rock assez dynamique (rythmiquement complexe) et légèrement sombre (façon Van Der Graaf Generator) avec de légers accents de musique folklorique.

Les pochettes polonaises de cette période sont fragiles... Le carton est mou, il n'y a pas réellement d'épaisseur pour loger un vinyle, pas de tranche.




Andrzej Nowak - Clavinet, Fender electric piano
Jacek Gazda - Basse électrique
Sławomir Piwowar - Guitares électrique et acoustique
Czeslaw Niemen - Mellotron, Moog
Piotr Dziemski - Percussions

A1    Cztery Ściany Świata (Quatre murs du monde) - paroles de Jonasz Kofta
A2    Pielgrzym (Pélerin) - paroles de Cyprian Kamil Norwid
B1    Kamyk (caillou) - paroles de Zbigniew Herbert
B2    Daj Mi Wstążkę Błękitną (Donne moi un ruban bleu) - paroles de Cyprian Kamil Norwid
B3    Smutny Ktoś I Biedny Nikt (Un être triste et pauvre) - paroles de Maria Pawlikowska-Jasnorzewka

/// Versions ///
LP 1974 Polskie Nagrania - Muza SX 1192 Poland
CD 1994 Digiton DIG 149 Poland
CD 1995 Digiton nae 107 Poland