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jeudi 17 mars 2016

LE 45 TOURS INTRIGANT #1 – Harry Nilsson

I Will Take You There / RainmakerPressage français


1969
RCA 49.587
Prix moyen selon Record Collector Magazine : £15 ( environ 20€ )
Classique Rock , Vocal


Harry Nilsson ? Ce nom ne vous dit pas grand chose ? Voici un artiste malheureusement très peu connu du grand public. Même quand on entend ou quand on évoque son plus grand titre, Everybody’s Talkin (repris quelques temps après comme titre principal pour le film Macadam Cowboy, ce qui a d’ailleurs fait en grande partie le succès et la réputation de ce titre), on ne sait que rarement que c’est Harry Nilsson qui se cache derrière cette voix.

Homme d’un humour et d’une personnalité très décalée, il ne va pas attendre longtemps avant d’intriguer les grands musiciens de ce monde ! Car en effet, son premier album Pandemonium Shadow Show, album très décalé par rapport aux exigences musicales de 1967, est déjà acclamé par John Lennon, ce dernier l’aurait, d’après la légende, écouté des heures durant non stop, rien que ça. Par la suite Harry Nilsson et John Lennon lieront une grande amitié qui durera jusqu’à l’assassinat de ce dernier. Nilsson a même hérité du surnom de Cinquième Beatles. Après une discographie bien garnie, pas loin d’une vingtaine d’albums dont quelques chefs d’œuvres (je ne peux que vous conseiller les albums Harry et Nilsson Schmilsson entre autres), Nilsson nous quitte à son tour le 15 janvier 1994 des suites d’une crise cardiaque.



Aujourd’hui j’aimerais vous parler du 45 tours I Will Take You There / Rainmaker en particulier. Il s’agit de son quatrième 45 tours sorti en France en Avril 1969. A savoir qu’après la sortie de la B.O du film Macadam Cowboy, Harry Nilsson réalisait toujours des ventes plutôt confidentielles, alors je vous laisse imaginer celles-ci avant la sortie de cette B.O. Le single I Will Take You There contient deux chef d’œuvres vocaux et autant vous dire que quand il s’agit de pousser la voix dans les aiguës, Nilsson sait y faire.

Pour parler du pressage en lui même, on est face à la beauté française par excellence de la fin des sixties / début seventies. La pochette, d’une grande qualité, est en carton épais avec ses deux rabats à l’arrière, comme on savait si bien le faire à cette période, surtout chez les imprimeries A.C.E.M. Si les pochettes modernes avaient encore leurs fameux rabats, elles n’auraient rien perdu de leur charme. Et niveau sonore, comme nous sommes face à de l’analogique d’époque, le son touche au sublime de par sa puissance ! De plus, la voix claire de Nilsson en rajoute à toute cette précision.  

Un bien beau single donc, même si, par chance, la côte de ce disque n’est pas élevée, il reste tout de même plutôt rare à cause de la confidentialité de l’artiste à l’époque, comme dit plus haut. Et même maintenant, en convention ou chez les disquaires, vous arriverez à compter sur les doigts d’une main les pros qui connaissent Nilsson. Ses premiers 45 tours pressages français ne seront pas faciles à réunir, mais ils sont tous là, quelque part, il vous suffira juste d’être patient! 

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