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jeudi 1 septembre 2016

MOVEMENT - Untitled CNT001

MOVEMENT - Untitled
Contorsion ‎– CNT.001
Mini LP 6 tracks
France
1984




Movement est un groupe français né en 1982 et, tout d'abord, composé de Eric Simonet (guitare & Chant), Joachim (Basse), Gilles Pradel (Batterie), Frédéric Elfassy (Synthétiseur) avec Ian Harris comme parolier (un ami de Ian Curtis).

En 1983, Movement avait enregistré un 45t (Perfect Day/Disfiguration) qui annonçait musicalement l'ambiance de son futur EP, surtout le titre de la face B... Une cold-wave aux influences british, proche de The Sound, Joy Division, voire Virgin Prunes.


Cet EP 6 titres fut enregistré à Paris, au Studio Le Garage. A cette époque-là, Movement apparait comme l'un des meilleurs représentants du mouvement Cold français. Ce groupe avait l'ambition de créer des ambiances froides mais mélodiques, des compositions dignes de leurs maîtres anglais, emmenées par une voix énergique et intense. On peut les comparer à un autre groupe du label Contorsion, The Bonaparte's.


Cet EP restera ce que le groupe a produit de mieux. La seconde période du quatuor proposa un rock plus pop, avec un changement de personnel, Eric Simonet comme seul résistant et presque seul maître à bord. Un troisième album fut enregistré mais jamais édité.

Movement a sans doute ouvert la voix à des groupes comme Résistance, Little Nemo ou Asylum Party.

Eric Simonet est ingénieur sonore depuis 1989 (http://www.ericsimonet.com/)
Luc Dumouchel (bassiste de la 2e période) a joué sur deux albums de Complot Bronswick en 1989 et 1990.



A1    Lies   
A2    Divide & Rule   
A3    Silent Guard   
B1    Suspended Animation (Red Light)   
B2    Figure Head   
B3    And Time Forgets 




Discographie

    •    Perfect day, Single, SP Studio 8 - MVT 27, 1983
    •    Movement, mini LP, Contorsion - CNT 001, 1984
    •    Movement Cassette, Kronchtadt Tapes – KT 100, 1984, Enregistré en live à Montpellier le 20 janvier 1984 (Sauf "Innocent Victims" le 22 janvier 1983).
    •    Retreat, Single, Contorsion - CNT 018, 1987
    •    Movement, LP, Contorsion CNT 017, 1987

jeudi 25 août 2016

HYPNOS 69 - The Intrigue Of Perception


Hypnos 69 - The Intrigue Of Perception
Elektrohasch Schallplatten ‎– Elektrohasch 103
Réédition février 2015

Existe en version limitée et numérotée vinyle bleu (270 copies)

Original sur support CD en 2004 (avec une pochette différente)



Hypnos 69 est un groupe de rock belge pour lequel j'ai réellement eu un coup de coeur il y a quelques mois. Hypnos (en grec ancien Ὕπνος / Húpnos) est le dieu du sommeil. Il est le fils de Nyx et le frère jumeau de Thanatos, la personnification de la Mort. Il est aussi le père de Morphée, le dieu des rêves. 69 signifie l'équilibre, la balance... Un peu de Mythologie ne fait pas de mal de temps en temps. ;-)

L’histoire de Hypnos 69 débute à la fin des années 80, lorsque Steve et Dave Houtmeyers jouaient dans un groupe punk appelé Massagraf, puis au sein de pionniers du Grindcore, Intestinal Disease et Agathocles, pour finalement donner naissance à Hypnos 69 en 1995.

Suivront, en 2002 et 2003, deux albums passablement réussis (Timeline Traveller et Promise of a New Moon) dans lesquels on sent que les musiciens se cherchent encore, entre un rock 60/70 plutôt classique et un psychédélisme naissant sans personnalité réelle.


En octobre 2004, le groupe décida de migrer vers le label allemand ElektroHasch, qui publie en novembre suivant The Intrigue Of Perception, mais avant cela le EP 10" "Forrest Of Illusion/Flowers" réunissant Hypnos 69 et Colour Haze, un groupe allemand de Space/Stoner sur un même vinyle (Elektrohasch 091).


The Intrigue Of Perception marque une réelle évolution dans l'histoire du groupe belge, notamment avec l'arrivée d'un quatrième membre en la personne de Steven Marx, aux instruments à vent (clarinette et saxos) qui apportent un nouveau souffle (!). Hypnos a trouvé sa voie avec ce superbe album, mélange de rock progressif presque Floydien (le côté planant) et d'un Stoner original qui laisse la porte ouverte aux influences jazz et blues.

The Endless Void démarre avec une intro qu'on croirait sortie de Dark Side, baignant ensuite dans des eaux plus troubles, mélange de Stoner et de VDGG.
Le morceau suivant, Good Sinner/Bad Saint, est un superbe titre low-tempo mariant le jazz et le blues, avec de jolis soli et entrelacs de sax et de guitare. La face 1 s'achève avec Third Nature, plus classique mais réussi.
On poursuit sur l'autre face du vinyle avec un morceau qui déboîte, Twisting The Knife, du bon rock façon seventies, chant légèrement écorché, où les divers instruments se répondent de belle manière.

Puis démarre The Intrigue Of Perception, une longue suite planante, qui ne déplaira pas à tout fan de Pink Floyd, et de progressive rock d'une manière générale. Le saxo est envoûtant, la guitare somptueuse, on vibre à l'écoute des bruitages qu'on croirait sortis d'un film de S.F. sur The Next Level, et la partie finale débute avec une guitare et un chant typiquement Gilmouriens, et une ambiance magnifique de rock progressif, où le saxo et les claviers nous distillent leurs délicieux parfums, parfois proches des tous premiers King Crimson.
Une seconde face plus équilibrée qui s'achève sur le réussi Absent Friends, pure ambiance Floydienne, époque Ummagumma ou Meddle, le côté Stoner en plus.

Je ne suis pas vraiment fan des pressages actuels, mais il faut bien avouer que cet album est superbement mixé et pressé. Ce qui est d'ailleurs le cas des autres albums d'Hypnos 69.
La pochette, que j'adore,  a un défaut ... les textes sont presque illisibles, le blanc se fondant dans les nuances de bleu de la pochette. C'est sans doute ce qui fait son charme.



Steve Houtmeyers - electric & acoustic guitars, vocals, Theremin, Mellotron
Tom Vanlaer - bass, baritone guitar, Hammond, Fender Rhodes, Moog Taurus
Dave Houtmeyers - drums, percussion, Fender Rhodes, synthétiseurs
Steven Marx - saxophones, clarinette, fingers Snaps

 Discographie :


Timeline Traveller (2001) - RocknRollRadio
Promise of a New Moon (2003) - RocknRollRadio/Konkurrent
The Intrigue of Perception (2004) - ElektroHasch/Sonic Rendezvous
Timeline Traveller (2006) re-release - ElektroHasch/Sonic Rendezvous
The Eclectic Measure (2007) - ElektroHasch/Sonic Rendezvous
Legacy (2010) - ElectroHasch




























    SIOUXSIE & THE BANSHEES - Through The Looking Glass


    Polydor ‎– 831 474-1
    France
    2 mars 1987



    S'il fallait éventuellement nommer un album qui résume une grosse partie de mes références musicales, ce serait peut-être ce Through The Looking Glass, mélange des années 70 et 80 !
    En 1987, la prêtresse Siouxsie et ses Banshees débarquaient là où on ne les attendait pas forcément, avec un album de covers, majoritairement de titres de la première moitié des années 70.





    Punks à leurs débuts, prompts à toutes sortes de débordements Pistoliens, et à des expérimentations post-punk, devenus leaders du mouvement gothique, ils n'en étaient pas moins les enfants des seventies, et forcément influencés par les différents genres musicaux qui ont pu voir le jour durant cette période. C'est donc tout naturellement qu'on retrouvera des références Glam et psychédéliques tout au long de leur discographie, plus spécifiquement à partir de l'album A Kiss in the Dreamhouse, dans lequel ils incorporèrent des arrangements de cordes pour la première fois.

    C'est au milieu des 70s que la jeune Susan Janet Ballion faisait la connaissance d'un certain Steven à un concert de Roxy Music.  C'est donc en toute logique qu'on retrouve sur ce ' Looking Glass' un titre de ce groupe qui faisait partie de leurs artistes préférés au même titre que David Bowie, Lou Reed et Marc Bolan.
    C'est aussi en hommage à David Bowie et son Pins Up qu'ils décidèrent de nous offrir cet album de covers. Ils ont depuis longtemps aimé cet exercice et ils l'ont fait plutôt de belle manière, à l'instar des deux titres des Beatles, Helter Skelter (figurant sur The Scream -1978) et Dear prudence (1983).

    Le titre de cet album, Through the Looking Glass, est un clin d'oeil au livre de Lewis Carroll. Les Banshees avaient déjà été inspirés par cet auteur, puisqu'ils avaient choisi de nommer leur propre label Wonderland.

    Cet album recèle des jolies surprises comme cette reprise de Billie Holiday (Strange Fruit) tout en émotions, ou cette version succulente et presque érotique de Trust In Me, extrait du Livre de la Jungle. Elles prouvent que ces musiciens étaient aussi capables de nous étonner par leur créativité et leur langage musical, mélange d'influences passées et d'une noirceur finalement plus lumineuse qu'il n'y parait.

    Je vous laisse sur cette phrase d'Iggy Pop à propos de la reprise de "The Passenger" :
    "That's good. She sings it well and she threw a little note in when she sings it, that I wish I had thought of. It kind of improves it [...]. The horn thing is good."




    Voix – Siouxsie
    Batterie, Percussions – Budgie
    Basse – Steven Severin
    Guitares – John Valentine Carruthers

    Cello, Keyboards, Strings [Arrangements] – Martin McCarrick
    Saxophone – Martin Dobson
    Trombone – Peter Thoms
    Trumpet – Luke Tunney
    Viola – Jocelyn Pook
    Violin – Gini Ball

    A1 This Town Ain't Big Enough for Both of Us (The Sparks)
    A2 Hall of Mirrors (Kraftwerk)
    A3 Trust in Me (B.O du Livre de la jungle)
    A4 This Wheel's on Fire (Dylan mais le groupe fait surtout référence à la version de Julie Driscoll)
    A5 Strange Fruit (Billie Holiday)
    B1 You're Lost Little Girl (The Doors)
    B2 The Passenger (Iggy Pop)
    B3 Gun (John Cale)
    B4 Sea Breezes (Roxy Music)
    B5 Little Johnny Jewel (Television)

    SIMPLE MINDS - Sons And Fascination / Sister Feelings Call

    Sons And Fascination
    Virgin ‎– 203 959 France
    Date de sortie : 12 Sept 1981

    Originaux LP (V2207) / Cassette (TCV2207)

    A1. In Trance As Mission    (6:50)
    A2. Sweat In Bullet    (4:30)
    A3. 70 Cities As Love Brings The Fall    (4:48)
    A4. Boys From Brazil    (5:30)
    B1. Love Song    (5:03)
    B2. This Earth That You Walk Upon    (5:26)
    B3. Sons And Fascination    (5:23)
    B4. Seeing Out The Angel    (6:11)

    Sister Feelings Call
    Virgin ‎– 70097, Virgin ‎– OVED 2

    réédition France released: 1984

    Originaux LP (OVED 2) / Cassette (OVEDC 2)
    A1. Theme For Great Cities    (5:50)
    A2. The American    (3:49)
    A3. 20th Century Promised Land    (4:53)
    B1. Wonderful In Young Life    (5:20)
    B2. League Of Nations    (4:55)
    B3. Careful In Career    (5:08)
    B4. Sound In 70 Cities    (5:01)

    guitares - Charles Burchill
    basses - Derek Forbes
    batterie - Brian McGee
    claviers - Michael MacNeil
    chant - Jim Kerr



    Ingénieur (à Farmyard Studios) - Hugh Jones
    Ingénieur (à Regents Park Studios) - Alan Jakoby

    Nous voilà de retour après des vacances méritées.
    De retour, en ces jours de canicule, avec deux albums qui ne diffusent pas trop de chaleur, une légère froideur, typique de la décennie 80. Pourquoi deux albums ? Parce que c'est ainsi qu'ils étaient proposés à l'époque, en édition limitée de 10.000 pièces, vendus pour le prix d'un seul LP, une belle manière de remercier les fidèles fans du groupe. C'est ainsi, pendant un mois, que s'écouleront les premiers exemplaires de ces deux 'presque' inséparables. Par la suite, Sons And Fascination sera vendu seul au prix habituel, et Sister Feelings Call, à un prix réduit (2,99 £ pour le Royaume-Uni).

    En cette année 1981, Simple Minds avait claqué la porte de son ancienne maison de disques, et faisait désormais partie de la célèbre écurie Virgin. Autre changement, et non des moindres, est celui du producteur.  Pour donner de la couleur à ces deux opus, ils avaient tout d'abord pensé faire appel à Todd Rundgren, idée abandonnée car trop coûteuse, et ce fut finalement Steve Hillage qui décrocha le job, celui-ci faisant déjà partie de la "maison" Virgin en tant que producteur.
    Par pure coïncidence, durant leur tournée US Club, le groupe se retrouva aux Farmyard Studios pour débuter les enregistrements, là-même où ils avaient oeuvré pour l'album Life In A Day.




    Le premier morceau sur lequel ils travaillèrent fut The American.

    Steve Hillage décida de ne pas intervenir dans la créativité des écossais. Ainsi, en quelques semaines, ils avaient enregistré 15 compositions, mais l'excès de liberté avait engendré des tensions et des incohérences, et laissé des morceaux inachevés. Leur vint alors l'idée de tout enregistrer et de sortir un double album... impossible avec leur budget réduit ?... Pas vraiment.

    Mais Steve Hillage fut hospitalisé pour des soucis cardiaques, et le groupe se retrouva sans ingénieur pour terminer le mixage, et décida d'achever seul le travail en cours.
    De retour, Steve Hillage suggèra de louer un studio moins coûteux, Park Gates, mais les résultats ne furent pas à la hauteur.

    Alors que le producteur terminait de travailler sur l'album (mix et overdubs) au Regent's Park Studios, Virgin mit la pression sur les écossais, les priant de faire le tri dans les titres enregistrés, de choisir les instrumentaux, et la longueur des morceaux.
    Ne désirant pas mettre de côté certains titres, qui finiraient probablement dans des archives, le groupe prit alors la décision de sortir les deux albums ensemble, en édition limitée, et à prix réduit. C'est un set que certains appelèrent, the twinned pack.

    Ceci dit, que dire de ces deux opus sur le plan artistique ?

    Ils reflètent certainement le trop plein créatif de Simple Minds à l'époque, mal canalysé, éparpillé, et les tensions naissantes ou persistantes au sein du groupe.
    Ce ne sont pas de mauvais albums, ils poursuivent la voix précédemment prise par le groupe. Mais ils manquent de cohésion, et surtout de points forts. Deux titres s'en sortent mieux, choisis comme singles, Love Song et The American.

    L'album suivant va faire exploser tous les doutes qu'on pouvait avoir sur eux. New Gold Dream (1982) sera le premier succès réel de Simple Minds, avec en son sein, des hits planétaires tels que Someone Somewhere in Summertime et Promised You A Miracle !
    Edition Mexique

    En Australie, Sister Feelings Call fut en édition limitée numérotée. Au Canada, les morceaux étaient dispersés dans un ordre différent sur les deux albums. Au Mexique, l'album eut une autre pochette.
    Le LP allemand (Virgin 203 959-320) possédait une inner sheet avec les paroles des chansons, ce qui était prévu pour les exemplaires britanniques.

    La cassette regroupait les deux albums, il n'y eut jamais une cassette avec Sons And Fascination seul.










    dimanche 17 juillet 2016

    PRIMUS - Live At Bloom '90, le premier bootleg

    Gatto Pazzo Produzioni ‎– 002 
    Italie - 1992

    Les codes sont faits pour être cassés, vous n'êtes pas d'accord ? C'est donc pour ça qu'aujourd'hui nous n'allons pas parler d'un vinyle, mais bel et bien d'une ... cassette audio!

    Après le succès d'un album live "Suck On This" en 1989 et ses rapides multiples rééditions couleurs sorties dans la foulée (premier pressage pressé à 1000 exemplaires sur le label Prawn Song), le groupe ne tarde pas à expédier son premier album studio "Frizzle Fry" en 1990 et à se lancer dans une tournée mondiale.

    Quand on écoute Primus en live, c'est comme si nous lisions un comics Batman, sauf que le héros de l'histoire serait le Joker. Le pouvoir de ce mauvais génie se libère totalement lors des concerts, lorsque celui-ci court de gauche à droite sur scène, tourne sur lui-même et fait frapper frénétiquement sa jambe au sol pour battre le rythme, tel un fou qui aurait respiré la toxine hallucinogène de L'Epouvantail.

    Nous sommes donc ici en 1990 et la jeune carrière de Primus commence à prendre une tournure mondiale. Sur cette cassette, la bande est en Italie, plus précisément dans la petite commune de Megazzo. Même s'il joue dans un village de 4000 habitants, ceci n’empêche pas Les Claypool de sortir de ses gonds!
    Le son, de qualité acceptable, nous donne une très bonne idée de la terreur qu'est Primus sur scène. Ayant exactement la même voix qu'en studio et martelant sa basse avec autant de passion, Claypool a laissé une trace extraordinaire sur cette bande audio peu connue.
    Ayant eu le courage de tenir son magnétophone pendant une bonne partie du concert, le jeune italien laissera connaitre son contenu deux ans après le concert, en 1992, sur une cassette limitée et numérotée. La face B restera d'ailleurs vierge, j'imagine que le concert n'a pas été enregistré en totalité.

    Si jamais vous voyez passer une de ses cassettes, ne la laissez pas filer! Il y a plein de couleurs et d'images dedans!

    dimanche 10 juillet 2016

    AREKNAMES - Areknamés

    Black Widow Records ‎– BWR 071
    LP gatefold
    Italie 2003



    Afficionados du rock-prog 70's, prenez place et asseyez-vous bien confortablement, car ce groupe italien vous fera vibrer en vous replongeant dans une époque où le Progressif était à son apogée. Ici les références aux seventies sont pléthores ! Sur la pochette intérieure Areknamés y a pris soin de remercier ses maîtres et idoles du passé, VDGG, Egg, Atomic Rooster, Czar, Soft Machine, King Crimson, Black Sabbath, Il Paese del Balocchi, Caravan, Le Orme.... La liste est trop longue....

    Areknamés, dont le nom est à mon avis tiré du 3e morceau de l'album Pollution (1972) de l'artiste italien Battiato, est en 2003 un trio originaire de Pescara, sur la côte Est italienne, fondé en 2000 par son leader et principal compositeur, Michele Epifani, après moults changements de personnel et de noms depuis 1997.

    Dans ce premier album, Areknamés nous propose un rock progressif plutôt sombre qui rappelle immédiatement VDGG (la voix de Michele parfois proche de celle de Peter Hammill), où les nombreux claviers (Hammond C3 (1972), Yamaha DX21 (1985), Fender Rhodes, Mellotron, Clavicembalo) se marient aux guitares qui alternent douceur et puissance façon Atomic Rooster. Si vous ajoutez les ambiances des premiers King Crimson, vous obtenez ce savant mélange qui donne à ce premier jet d'Areknamés toute sa saveur. Mais Areknamés c'est aussi un peu de jazz façon Canterbury, du psychédélisme façon Pink Floyd des débuts, ou encore des ambiances chères aux suédois d'Anekdoten.




    Un mot sur l'excellent label italien Black Widow:
    Basé à Gênes fondé en 1990, il est spécialisé en Rock Progressif, Psychédélique, Hard Rock, Folk et Dark. Le catalogue de Black Widow a aujourd'hui près de 200 productions italiennes et étrangères, y compris les groupes internationaux  comme Hawkwind, High Tide, Pentagram, Black Widow, Paul Roland, Delirium, Latte e Miele, Orme, Jacula, Antonius Rex, Nuova Idea, Northwinds, Malombra, il Segno del Comando, il Tempio delle Clessidre, Il Cerchio d’Oro, Universal Totem Orchestra, The Black, L’Impero delle Ombre, Goad, Abiogenesi, Standarte et bien d'autres.

    Black Widow c'est aussi une boutique située dans la Via del Campo (la voie de la musique à Gênes) ; en fait elle représente également un point de repère et un lieu de rencontre pour les amateurs de rock. Dans la boutique, vous trouverez des centaines de raretés en vinyle, mais aussi des rééditions, des CDs, DVDs, livres musicaux et fanzines.


    Michele Epifani - orgue, piano électrique, synthétiseur, Mellotron, guitares acoustique et électrique, chant
    Piero Ranalli - basse
    Mino Vitelli - batterie, djembé, tabla arabe, spring drum


    A1    A Day Among Four Walls   
    A2    Wasted Time   
    A3    Down   
    B1    Season Of Death   
    B2    Boredom
    Lead Guitar – Stefano Colombi
    B3    Grain Of Sand Lost In The Sea

    samedi 9 juillet 2016

    PETER HAMMILL - Fool's Mate

    Charisma ‎– CAS-1037
    Gatefold Textured Cover
    USA 1972
    Album sorti en 1971 en Grande-Bretagne, au Canada et en Allemagne



    Le plus simple pour aborder l'oeuvre de Peter Hammill est peut-être par le commencement, son premier opus, Fool's Mate. Auteur prolifique, il a écrit ou co-écrit pas loin de 50 albums sous son seul nom, ou en collaboration avec d'autres artistes. On peut le découvrir dans sa période proto-punk (Nadir's Big Chance - 1975) ou plus intimiste (The Love Songs - 1984), on peut le trouver moins inspiré par moment, force est de constater qu'il n'en reste pas moins un auteur, compositeur et interprète qui touche parfois au sublime et qui, surtout, possède une personnalité tellement à part.

    En 1971/72 son groupe, Van Der Graaf Generator, vient de stopper sa route après la sortie de l'album Pawn Hearts. A l'époque on ne le sait pas encore- mais le quatuor reviendra en 1975 pour une de ses créations les plus réussies, Godbluff. Alors que le trio Banton/Jackson/Evans se produit au sein de The Long Hello, Peter Hammill, décide d'enregistrer un album plus personnel, même si l'amateur de VDGG n'est en aucun cas en territoire inconnu lors de l'écoute de Fool's Mate. On en veut pour preuve la présence de ses comparses du Generator parmi les musiciens inivtés ici : Nic Potter à la basse, Guy Evans à la batterie et aux percussions, Hugh Banton à l'orgue et piano, et David Jackson au saxo et à la flûte. A noter la présence de Robert Fripp (King Crimson) à la guitare électrique, de Rod Clements (basse, violon) et Ray Jackson (harpe, mandoline) de Lindisfarne, groupe de folk rock anglais.

    La majorité des compositions de Fool's Mate appartiennent au passé, écrites pendant les jeunes années de VDGG (de 1966 à 1969), à l'origine jouées par le groupe. Un album de chansons plus qu'un réel album solo qui pourrait contenir de l'extravagance, avoue Peter Hammill dans les notes de la pochette gatefold intérieure :
    This isn't intended to be any kind of statement of my present musical position, but at the same time it is an album which involves a great deal of me, the person, being basically a return to roots. The songs are, for the most part, three to four years old, and were written in the formative years of Van der Graaf, some of them were originally played by the band in its early days and forms. This is, therefore, an album of songs rather than musical extravaganzae, and as such is dedicated to all the people who encouragised/energised them at the time they were written, who have shed new light on them since, and all those who helped in the making of the album, directly or indirectly.
    Peter Hammill

    L'auteur de la pochette, le célèbre Paul Whitehead dans les années 90

    Fool's Mate : Le mat du lion appelé également mat du sot, mat du débutant, mat de l'imbécile ou mat de l'écolier est la plus courte partie d'échecs possible, elle ne dure que deux coups. Cette partie a surtout un rôle éducatif : elle montre le danger de pousser arbitrairement ses pions. (source Wikipedia)