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dimanche 15 janvier 2017

XTC - The Big Express [die-cut cover]

Virgin ‎– V 2325

Die-cut cover - Wheel-shaped sleeve
UK

Octobre 1984

The Big Express est le 7e album des britanniques de XTC. Ce groupe, vous le connaissez certainement pour leur véritable unique tube "Making Plans For Nigel" écrite par le bassiste Colin Moulding (sept 1979).

Single Making Plans For Nigel (1979)
Mais cinq années plus tard, leur batteur Terry Chambers les a quitté durant les sessions d'enregistrements de Mummer (1982), laissant un Andy Partridge à la limite de la crise personnelle. Celui-ci ne remontra plus jamais sur scène, mais il reste aussi productif, signant ici la quasi totalité des compositions.

Soyons clairs, The Big Express n'arrive à la cheville des géniaux albums Black Sea et English Settlement, mais il retrouve une énergie quelque peu disparue sur l'album Mummer, aux ambiances pastorales mais indisciplinées. On retrouve chez XTC des résonances sixties et seventies; Partridge cite Brian Wilson, Burt Bacharach, Paul McCartney, Ray Davies ou encore Captain Beefheart comme influences personnelles. Depuis English Settlement, les musiciens ont largement incorporé des couleurs beatlesiennes dans leur musique, avec une part de plus en plus grande de psychédélisme (Influences qui seront à leur paroxysme dans le side-project The Dukes of Stratosphear).
The Big Express n'est pas à proprement parler un album-concept, mais il porte des idées chères au groupe, telles que le rejet de la déshumanisation et du progrès lié au monde moderne.
D'où cette pochette en forme de roue, la mécanique du temps qui passe, la roue de la locomotive qui trace sa route sans se soucier des hommes qui restent à quai. Des critiques aussi sur des questions religieuses ou militaires.

Aux côtés du trio de base, on retrouve le batteur de studio, Peter Phipps (Mike Rutherford, Eurythmics...) déjà présent sur l'album Mummer, qui ici fait un travail sérieux et qualitatif. On sent une cohérence de groupe, une énergie en renaissance (des guitares incisives), que l'on retrouvera sur le très Beatlesien Oranges & Lemons (1989).


Batterie – Peter Phipps
Guitare [Electrique], Piano, Mellotron, Synthétiseurs – Dave Gregory
Voix, Basse – Colin Moulding
Violon, Violoncelle – Stuart Gordon
Voix, Guitare [Electrique], Drum Programming [Linn Drum], Harmonica – Andy Partridge
Choeur – Annie Huchrak (A2)
Euphonium (Tuba ténor) – Steve Saunders (A4)

A1    Wake Up
A2    All You Pretty Girls   
A3    Shake You Donkey Up   
A4    Seagulls Screaming Kiss Her Kiss Her
A5    This World Over   
B1    The Everyday Story Of Smalltown   
B2    I Bought Myself A Liarbird   
B3    Reign Of Blows   
B4    You're The Wish You Are I Had   
B5    I Remember The Sun
B6    Train Running Low On Soul Coal

/// Quelques pressages ///
LP, Virgin UK, V 2325, 15 October 1984. original has round cover.
LP, Virgin Japan (EMI), 28VB-1006, 1984. round cover, in outer black and white cardboard sheet.
CT, Virgin Japan, 28VC-1006, 1984.
LP/CT, Virgin USA (Geffen), GHS/M5G 24054, 1984.
LP, Virgin France, 70279, 1984. original has round cover.
LP, Virgin West Germany, 206 613-620, 1984. original has round cover.
CT, Virgin West Germany, 406 613-652, 1984.
LP, Virgin New Zealand, V 2325, 1984.
LP/CT, Virgin Spain (Ariola), 206613/V 406613, 1984.
LP, Virgin Italy (Ricordi), V 2325, 1984.
LP/CT, Virgin Australia, V/VC 2325, 1984. initial pressings in round cover imported from UK, subsequent pressings used domestically-printed cover.
LP/CT, Virgin Canada, VL 2305/VL 42305, 1984.
LP/CT, Virgin (Bertelsmann) Mexico, LAE-638 (207.223)/CS-638, 1984. song titles translated.
LP, Virgin (EMI) Greece, VG 2325, 1984. round cover.
LP, Octoarts (Virgin) Philippines, V-4636, 1984?. different cover.
LP, Virgin UK, OVED 181, 1988. reissue.

dimanche 8 janvier 2017

PORCUPINE TREE - Octane Twisted

Porcupine Tree ‎– Octane Twisted
KA-0Z-220
Non officiel
3xLP
UK 2016
Sortie initiale en CD en 2012

En 2012, Porcupine Tree clôturait sa carrière discographique par "Octane Twisted", un live capté au Riviera à Chicago le 30 avril 2010 et le 14 octobre de la même année au Royal Albert Hall à Londres, laissant orphelin des millions de fans d'un groupe qui aura marqué de sa substance le monde de la musique actuelle, flottant entre rock progressif presque floydien et heavy rock moderne.

Ce live marque la fin d'un inventif combo (quintet en live avec l'excellent guitariste John Wesley) emmené par son leader Steven Wilson alors en quête de liberté et visiblement sensible au temps qui passe ("Time Flies"). "Octane Twisted"  fait suite à l'album studio "The Incident" à la qualité artistique en deçà de certains de ses précédesseurs, qui recèle tout de même de très beaux titres. Et ce live n'arrive pas non plus à la cheville de l'excellent et plus cosmique "Coma Divine", sorti en 1997. Mais il reste un évident témoignage d'un groupe dont les membres possèdent des qualités artistiques indéniables et dont les prestations live, qui font figure d'exemples, n'ont jamais cessé de progresser tout au long de leurs années de partages scéniques.



Ce 3xLP est un objet non officiel, car Octane Twisted n'a à ce jour jamais été édité en format vinyle par le label K-Scope. Avec sa pochette double en papier glacé et ses photos qui ornent tout l'intérieur de la gatefold, c'est un bel objet à posséder. La qualité de pressage est bonne, malgré une tendance à l'encrassement des sillons et de l'électricité statique (typique de certains pressages actuels) qui gâche un peu le plaisir de l'écoute.

Les faces des vinyles s'arrêtent brutalement à la fin de chaque dernier titre. C'est assez surprenant et pas très professionnel. Un fade-out aurait été beaucoup plus judicieux. On peut évidemment supposer que ce vinyle a été reproduit à partir des pistes du CD. A-t-il subi un traitement de masterisation spécial pour un support qui nécessite des ajustements ? C'est une question que je me pose... Le son est globalement de bonne qualité malgré une tendance à creuser dans les fréquences graves.

Le groupe joue l'album "The Incident" dans son intégralité et dans l'ordre d'origine.
On retrouve également sur ce live des classiques du groupe tels que Hatesong, Russia On Ice, Stars Die, Dislocated Day et Arriving Somewhere But Not Here, qui clôture la face 6 de la plus belle des manières.

En résumé, je pense qu'il faut mieux posséder la version 2xCD pour le plaisir de l'écoute, afin d'éviter la rupture brutale entre les différentes faces. Reste le plaisir des yeux pour cette version vinyle !


A1    Occam's Razor
A2    The Blind House
A3    Great Expectations 
A4    Kneel And Disconnect 
A5    Drawing The Line
A6    The Incident
B1    Your Unpleasant Family
B2    The Yellow Windows Of The Evening Train
B3    Time Flies
B4    Degree Zero Of Liberty
B5    Octane Twisted
C1    The Séance
C2    Circle Of Manias
C3    I Drive The Hearse
C4    Hatesong
D1    Russia On Ice / The Pills I'm Taking
D2    Stars Die
E1    Bonnie The Cat
E2    Even Less
F1    Dislocated Day
F2    Arriving Somewhere But Not Here

Basse – Colin Edwin
Batterie, Percussions – Gavin Harrison
Guitare, Vocals – John Wesley
Lead Vocals, Guitare, Claviers – Steven Wilson
Synthétiseurs, Claviers – Richard Barbieri

DAVID BOWIE ‎– The Rise And Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars

David Bowie ‎– The Rise And Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars
RCA Victor ‎– SF 8287, RCA Victor ‎– LSP 4702
UK
06 Juin 1972

Aujourd'hui David Bowie aurait dû fêter ses 70 printemps. Malheureusement le destin en a décidé autrement .... L'occasion pour moi de célébrer ce qui fut son 5e album, un album-concept, un opus qui reste un incontournable pour tout amateur de rock. 


En février 1972, les premiers concerts confidentiels de la tournée Ziggy Stardust voient apparaître un Bowie androgyne juché sur de vertigineuses platform-boots et sanglé dans une combinaison d'astronaute glossy avec désormais une chevelure explosive couleur feu. A l'heure de la T-Rexmania triomphante de Marc Bolan, Bowie-Ziggy rattrape ainsi la caravane glam, juste le temps d'un album. Rapidement, il endossera de nouveaux costumes pré-punk et autres.

L'histoire de Ziggy c'est d'abord un casting gagnant. C'est l'abum d'un groupe, The Spiders From Mars. Il faut ainsi souligner l'importance de Mick Ronson et son jeu de guitare qui est le garant du rock des Spiders. C'est lui qui participe aux arrangements, la mise en forme des compositions. On y trouve aussi le bassiste Trevor Bolder, qui est un proche de Bowie depuis l'album précédent "Hunky Dory". Il officiera plus tard au sein de Uriah Heep et de Wishbone Ash. Quant au batteur Mick Woodmansey, il partage la vie musicale de Bowie depuis l'album "The Man Who Sold The World". Une forte complicité artistique émane donc de cet album, un vrai travail de groupe, plus que le produit d'un seul homme.

Ziggy c'est une histoire : celle du messager humain d'une intelligence extraterrestre cherchant à transmettre à l'humanité, qui n'a plus que cinq années à vivre, un message d'amour et de paix, mais qui finit par être détruit par ses propres excès. Bowie a déclaré que Ziggy Stardust s'inspirait essentiellement de Vince Taylor. Son nom provient du Legendary Stardust Cowboy. Ziggy disparaît en 1973 : le 3 juillet, Bowie « tue » son personnage sur la scène de l'Hammersmith Odeon, annonçant « c'est non seulement le dernier concert de la tournée, mais aussi le dernier concert qu'on fera » juste avant d'entamer Rock 'n' Roll Suicide. Beaucoup croient alors que Bowie lui-même compte abandonner la musique. Ce dernier concert est retracé dans le film Ziggy Stardust and the Spiders from Mars réalisé par D.A. Pennebaker et sorti en 1973.


Peu de temps après sa sortie, en juin 1972, l'album atteindra la 5e place aux charts anglais, et le premier single extrait "Starman" se positionnera à la 10e place. En 1974, "Rock 'N' Roll Suicide" sorti en format single, suivra un destin similaire. Autant dire un succès certain, qui ne se démentira pas tout au long des décennies suivantes, même après sa mort en janvier 2016. Ziggy Stardust est le deuxième album le plus vendu de l'artiste à ce jour (7,5 millions d'exemplaires). Même si ce n'est pas (à mon sens) le plus réussi de Bowie, il reste marquant pour sa carrière, rien que par sa pochette si reconnaissable.



La photo utilisée pour la pochette fut prise au 23 Heddon Street à Londres avec un Bowie posté devant l'enseigne "K.West", durant une nuit pluvieuse. Et les photos pour l'inner sleeve furent captées dans le studio.
back cover
Lyrics sur l'inner sleeve

A1    Five Years
A2    Soul Love
A3    Moonage Daydream
A4    Starman
A5    It Ain't Easy
B1    Lady Stardust
B2    Star
B3    Hang On To Yourself
B4    Ziggy Stardust
B5    Suffragette City
B6    Rock 'N' Roll Suicide

Basse – Trevor Bolder
Batterie – Mick Woodmansey
Guitare, Piano, Vocals – Mick Ronson
Saxophone, Guitare, Vocals – David Bowie
Producteurs – David Bowie, Ken Scott

dimanche 1 janvier 2017

NINE CIRCLES ‎- Nine Circles

Nine Circles ‎– Nine Circles 
Primary Records ‎– CD-PR-12455 
Allemagne 
1996

Le renouveau New Wave au sens large n'est plus à prouver. Nombre de nouveaux groupes sortent aujourd'hui des albums de DarkWave, EBM, Synth Pop, Minimal, ColdWave, et j'en passe, dont la qualité n'est pas à remettre en cause.

Mais le fait est que le son de ces jeunes gens ressemble comme deux gouttes d'eau à ceux qu'avaient "les anciens". La nouvelle scène froide rend hommage et cite à tort et à travers le nom de ces fabuleux pairs.
Il y a des pairs très connus comme Joy Division ou encore Charles De Goal qu'on ne présente plus, mais il y a néanmoins beaucoup de groupes restés nettement plus intimiste, Nine Circles est de cette seconde zone.

Créé en 1980 à Amsterdam, tout près du royaume électronique qu'est l'Allemagne, Lidia Fiala et Peter Van Garderen lanceront leurs boites à rythme à l'assaut des âmes lourdes. Lors de sa première carrière (vous comprendrez pourquoi je dis ça à la fin), Nine Circles n'a pas eu l'opportunité de sortir un album, seuls trois titres sont parus ici et là sur quelques compilations présentant des groupes du moment:

  • Colonial Vipers - cassette 24 titres sortie sur le label Trumpett (TRUM 0008) en 1982 aux Pays-Bas.
  •  The Best Of The Rest 11/12 - cassette 27 titres parue sur le label A Modern Product en 1982 en Allemagne. Cette cassette et la précédente ne comportait qu'un titre du groupe: How About The Aims In Live.
  •  Radionome - vinyle 11 titres sorti sur le label VPRO ‎(VPRO 1010) aux Pays-Bas toujours en 1982. Deux titres de Nine Circles sont sur cette compilation: Twinkling Stars et What's There Left. 



Le support le plus connu du groupe est le CD bootleg Nine Cirles que je vous présente aujourd'hui. Sorti en 1996 en Allemagne, ce CD représente l'une des deux bases incontournables du groupe, l'autre étant le double vinyle The Early Days paru en 2012 sur le label Genetic Music et réédité en 2014 par le même label sous format CD. 

Le groupe se reforma avec Per-Anders Kurenbach en remplacement de Peter Van Garderen pour donner l'album Alice ‎ en 2014, disque évidement bien moins tranchant que ce que le groupe a pu faire au début des années 80. 

Nine Circles, duo à ne pas mettre entre toutes les mains. 



Nine Cirlces - Twinkling Stars:




dimanche 25 septembre 2016

SIMPLE MINDS - New Gold Dream


Simple Minds ‎– New Gold Dream (81-82-83-84)
Virgin ‎– 70087

réédition France 1984

Original UK :
Virgin V 2230
Septembre 1982

Virgin ‎– 70087 France
A1. Someone Somewhere (In Summertime)
A2. Colours Fly And Catherine Wheel
A3. Promised You A Miracle
A4. Big Sleep
A5. Somebody Up There Likes You
B1. New Gold Dream (81,82,83,84)
B2. Glittering Prize
B3. Hunter And The Hunted
B4. King Is White And In The Crowd

Guitares et effets : Charles Burchill
Basses : Derek Forbes
Claviers et effets : Michael MacNeil
Voix : Jim Kerr
Batterie : Mike Ogletree, Mel Gaynor, Kenny Hyslop
Percussions : Mike Ogletree
Voix femme : Sharon Campbell
Solo synthé : Herbie Hancock

L'année 1982 va marquer l'existence de Simple Minds à jamais. Une année qui va voir ce groupe propulsé aux sommets des charts pour de nombreuses années.

En Avril 1982, le single Promised You A Miracle fait son apparition dans les bacs, et se classe à la 13e place des charts. Pour la première fois le groupe est invité à la fameuse émission musicale Top Of The Pops. Brusquement les magazines des teenagers s'intéressent à ce "nouveau" groupe écossais.

Comme à son habitude, Simple Minds avait déjà intégré quelques nouveaux titres en tournée. En dehors de Promised You A Miracle édité au printemps, on peut également y entendre Hunter And The Hunted (alors appelé The Low Song) et King Is White And In The Crowd, qui existaient sous la forme de démos enregistrés au Rockfield Studios en janvier 1982.
Les sessions d'enregistrement de New Gold Dream démarrent en juin. Le producteur Peter Walsh décide de capter le groupe comme en live.
"Empires And Dance and Sons And Fascination were so crammed, the sound was so heavy, the way it feels before a storm breaks. When the storm is over, the air is clear and clean. That's what New Gold Dream felt like." - Jim 
"Empires And Dance et Sons And Fascination étaient tellement compacts, le son était si lourd, ce que l'on ressent avant qu"un orage n'éclate. Quand la tempête est terminée, l’air est clair et propre. C’est ce à quoi ressemblait New Gold Dream." - Jim
Juillet 1982 : Alors que le groupe vit pleinement ses sessions d'enregistrement, le jeune producteur Peter Walsh alors âgé de 19 ans, décide de remplacer le batteur Mike Ogletree, considérant qu'il n'a pas la puissance nécessaire pour les compositions de ce nouvel album. Il fait alors appel à son ami Mel Gaynor. Il propose également à Herbie Hancock, qui enregistre dans le studio voisin, de venir jouer un solo au synthé sur Hunter And The Hunted.
Août 1982 voit la sortie du single Glittering Prize. A la fois toujours en tournée et en studio, Simple Minds s'affère à achever New Gold Dream.

Septembre 1982 : Sortie officielle de New Gold Dream (81,82,83,84) qui prend son envol vers la 3e place des charts anglais. Le groupe s'embarque pour une longue tournée en Grande-Bretagne.

Octobre 1982 : Virgin rachète le back-catalogue complet d'Arista et réédite tous les albums. Le but était aussi de rééditer tous les singles en 12" mais seul I Travel pourra bénéficier de l'opération.       
Novembre 1982 : Le single Someone Somewhere (In Summertime) voit le jour.
Mike Ogletree quitte le groupe, et Mel Gaynor prend sa place pour le reste de la tournée et de nombreuses années en compagnie du groupe.

On peut noter le côté spirituel ou mystique de la pochette réalisée par le graphiste Malcolm Garrett qui avait déjà utilisé le symbole de la croix sur le single Promised You A Miracle. Le dessin du coeur enflammé était influencé par des croix trouvées en France. Cette pochette fit l'objet de controverses, à tel point que sur le pressage yougoslave les éléments spirituels furent supprimés. Les membres du groupe eux-mêmes furent choqués mais finirent par adhérer aux idées de Malcolm Garrett, envahi par la foi, le mysticisme et la spiritualité à l'écoute des titres de cet album. Celui-ci poussa loin ses idées au point de choisir les couleurs de la robe d'un cardinal, or et violet pour les pochettes extérieures et intérieures.

Jugoton ‎– LSVIRG 11016 - pressage Yougoslavie 1983
A propos de l'addition de dates (81-82-83-84) :
"After an album obsessed by fear we'd made an album looking to the future." - Jim.
"Après un album obsédé par la peur nous avons fait un album regardant vers le futur." - Jim

SIMPLE MINDS - Celebration

Version originale UK :
Zoom Arista SPART 1183
Février 1982

Version suivante UK :

Virgin ‎– V 2248
1982


Version France :
Virgin ‎– 70079 
1984

Zoom Arista SPART 1183
Après le succès de Sons And Fascination, Arista - qui possédait encore à l'époque le back-catalogue de Simple Minds - décida de sortir une compilation comprenant neuf titres extraits des trois premiers albums, et le titre Kaleidscope sorti en 1980 en face B du flexi-disc 7" I Travel.

flexi-disc 7" I Travel
Cette compilation sortit en février 1982 en Grande-Bretagne. Certaines copies eurent un sticker "The Very Best Of Simple Minds".
Quand Virgin acquit le catalogue du groupe plus tard dans l'année 1982, ils rééditèrent cette compilation sous leur référence (Virgin ‎– V 2248).

Celebration servit d'introduction aux premières années d'un groupe qui allait bientôt connaître la gloire, et ce pendant une dizaine d'années.
Cette compilation fut vite abandonnée (en 1989) au profit de Early Gold (2003) plus complète, uniquement en CD.
Virgin ‎– 70079
Virgin ‎– 70079

A1. Life In A Day
A2. Chelsea Girl
A3. Premonition
A4. Factory
A5. Calling Your Name
B1. I Travel
B2. Changeling
B3. Celebrate
B4. Thirty Frames A Second
B5. Kaleidoscope

dimanche 18 septembre 2016

EAST - Játékok

EAST – Játékok
Start – SLPX 17679, Pepita ‎– SLPR 713
Hongrie 1983
Dans la pochette de la version de 1981 avec un sticker : "English version Pepita International Records"


Avant d'aborder cet album de manière artistique, il convient de le replacer dans son contexte historique. En ce début de la décennie 80, East était un groupe de rock dans une Hongrie communiste depuis plus de trente ans. Il faut bien se rendre compte que le rock n'était pas accepté par les autorités en place. Parmi les groupes de l'époque, Illès fut banni des studios d'enregistrement et Omega eut du succès en Allemagne au point d'être signé chez Bacillus.

East débute donc sa carrière avec cet album à un moment où le rock progressif n'est plus du tout à la mode, viré par les groupes punk, puis new wave et synth pop qui ont envahi les pistes de danse, en tout cas en Europe occidentale. Alors c'est vrai que East fait figure de résistant ou de retardataire, selon la façon d'analyser les faits.



East se rapproche musicalement de certains groupes allemands tels Jane ou Eloy, développant un rock plutôt symphonique. Mais les influences se situent également du côté de la musique planante de Pink Floyd, des paysages sonores de Vangelis, ou d'une pop-rock plus classique façon Toto. Au-delà de ce magnétisme seventies, ce "Játékok" (qui signifie "Jeux") possède aussi des aspects "modernes", proches de ce qui sera développé par les groupes néo-prog anglais tels Marillion, Pallas ou Pendragon deux ou trois ans plus tard.


Basse – Móczán Péter
Batterie – Király István
Guitare – Varga János
Claviers – Pálvölgyi Géza
Voix – Zareczky Miklós

A1    Nyitány (Ouverture)
A2    Messze A Felhőkkel (Far Away With The Clouds)
A3    Szállj Most Fel (Fly Up Now)
A4    Kék-fekete Látomás (Blue-Black Vision)
A5    Gyémántmadár (Diamond Bird)
B1    Lélegzet (Breath)
B2    Nézz Rám (Look At Me)
B3    Üzenet (Message)
B4    Epilóg (Epilogue)
B5    Remény (Expectation)